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Sofia LECONTE-MITEV
Artiste Peintre
Galerie
Architectures et Reflets
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Architectures et Reflets
Le travail que
j’entreprends traite de l’urbanisme et de l’espace, l’espace en tant
que support de recherche et d’expérimentations.
La ville, peut on
lire dans le « Spécifique » de Muntadas, est cette « part maudite de
l’ordre humain, dans lequel nous sommes considérablement immergés. »
Œuvre fondamentalement humaine, où rien n’échappe à l’Homme, la ville
régit certains de nos comportements de par ses structures matérielles
et ses systèmes d’organisation. On peut alors envisager l’espace comme
une contrainte physique.
L’apparition du
verre dans l’urbanisme, non pas pour les fenêtres mais pour
l’habillement de l’immeuble, apporte plusieurs opportunités pour
enrayer plus ou moins les contraintes apportées par l’urbanisme à
l’Homme :
- En février 1994, Enric Franch, dans Réflexions sur l’espace et sur le
design , écrit concernant Muntadas : « …en ayant recours au verre qui
permet une situation de transparence (…) Enfin et surtout, l’évolution
suivie a mis en évidence le rôle essentiel joué par la lumière : c’est
elle qui définit les espaces ; le contraste entre superficie éclairée
et superficie dans la pénombre fait apparaître les limites entre forme
et support, entre espace-figure et espace-fond, entre espace-signifié
et espace-non signifié. Cette possibilité ouvre la voie au travail dans
les limites de l’architecture du vide ».
La lumière ajoutée
au verre permet cet effet de miroir que l’on observe souvent, créant
ainsi de grandes possibilités : comment, dans un espace restreint, on
peut exploiter l’espace. Le miroir, multipliant l’espace du simple au
double, jusqu’à l’infini, permet dans certains cas d’enrayer cette «
lourdeur » aliénante de l’urbanisme. Cette solution pourrait être
adaptée aux ensembles architecturaux des années 60, créant par là même,
des effets d’illusions non maîtrisés par l’Homme :
- En effet, dans la Ville, rien n’échappe à l’Homme, si ce n’est la
dimension « virtuelle, factice » des reflets dus au miroir. Apparaît
alors une dimension faite d’illusions, où tout devient déformé. Des
formes impossibles à réaliser architecturalement parlant surgissent
(courbes…). L’image de ce qui est derrière nous apparaît devant nous,
mais modifiée. Nous voyons quelque chose qui n’existe pas, et nous ne
voyons pas ce qu’il y a réellement devant nous (principe du « voir sans
être vu »).
Par ailleurs, dans
cette dimension factice, l’effet pictural occupe une place très
importante, ainsi qu’un esthétisme indéniable. Des formes et un traité
très proche de la peinture apparaissent, ainsi que des éléments
troublants et quasi anecdotiques : un velux ouvert dans le reflet du
ciel, ou encore le ciel apparaissant au milieu d’un immeuble.
D’autre part,
l’architecture de l’immeuble en verre, le « reflétant », structure
d’une certaine manière l’image de l’immeuble reflété, le plus
fréquemment sous forme de carrés ou de rectangles. Ce qui forme un
cadre, une trame aux aspects très minimalistes, faits d’horizontales et
de verticales, contenant des images aux contours bien souvent courbes.
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